Le 6 février dernier, à Quimper, l’association GAIA a eu l’honneur de participer à la rencontre régionale « Les nouveaux enjeux et défis de la solidarité internationale », un temps fort d’échanges consacré aux transformations profondes que connaît aujourd’hui la coopération internationale. Représentée par Elarik PHILOUZE, GAIA y a présenté une action concrète, utile et porteuse d’avenir : le projet « Du café pour le climat », développé au Togo avec l’Institut Secondaire et Supérieur d’Agro-Technologies (ISSAT) de Redon.
Cette intervention a permis de rappeler la force de ce projet : faire de la solidarité internationale un levier d’ouverture, de formation et de coopération entre territoires. Au-delà de la culture du café, cette initiative repose sur une ambition plus large : créer des passerelles durables entre les jeunes, les professionnels, les familles, les producteurs, les autorités locales et les partenaires techniques et institutionnels. Elle s’inscrit dans une démarche collective, où chaque acteur trouve sa place et contribue à construire des réponses concrètes face aux défis climatiques, agricoles et sociaux.
Le projet repose ainsi sur une dynamique partenariale solide, associant GAIA, l’ISSAT de Redon, des acteurs locaux togolais ainsi que plusieurs partenaires du monde agricole et du développement. Cette communauté d’acteurs permet une approche ancrée dans les réalités du terrain, attentive aux besoins locaux et fondée sur la coopération plutôt que sur une logique descendante. C’est aussi ce qui donne au projet sa cohérence et sa portée : relier les enjeux environnementaux à la formation, à la transmission des savoirs et à la réciprocité entre les territoires.
L’intervention d’Elarik PHILOUZE a également mis en avant la place essentielle des jeunes dans cette aventure. Deux élèves de première, Maxence et Élie, ont en effet choisi d’effectuer leur stage dans le cadre du projet au Togo. Leur témoignage illustre toute la richesse d’une telle expérience. Pendant quinze jours, ils ont découvert un environnement très éloigné de leurs repères habituels : un lieu de stage isolé, sans connexion internet, des conditions de vie sobres, une adaptation exigeante dès les premiers jours. Ce dépaysement, parfois déstabilisant, a été aussi un formidable espace d’apprentissage.
« une super expérience à partager ensemble »
Au contact de leur maître de stage et des acteurs locaux, ils ont acquis des compétences techniques précieuses pour leur avenir professionnel. Ils ont découvert de nouvelles variétés de plantes, observé des pratiques agricoles adaptées au contexte local et expérimenté des techniques innovantes, notamment le bouturage du café. Mais au-delà des savoir-faire, cette immersion a surtout été une expérience humaine forte, marquée par la rencontre, l’écoute et le partage. Comme ils l’ont eux-mêmes résumé, ce fut « une super expérience à partager ensemble ».
À Quimper, cette prise de parole a permis de montrer que la solidarité internationale prend tout son sens lorsqu’elle relie les enjeux globaux aux réalités vécues sur le terrain. Le projet « Du café pour le climat » illustre concrètement cette approche : agir pour l’adaptation climatique, soutenir des dynamiques agricoles locales, favoriser la transmission de compétences et ouvrir les jeunes à d’autres façons de vivre, de produire et de coopérer.
Un projet à poursuivre et amplifier
Cette visibilité régionale a aussi été l’occasion de rappeler que de tels projets ont besoin d’être soutenus dans la durée. Aujourd’hui, l’ambition est de développer 250 hectares de plantations, alors que 48 hectares sont actuellement exploités. Cette perspective montre à la fois l’ampleur du potentiel et la nécessité de consolider les moyens financiers pour poursuivre le travail engagé. Les obstacles budgétaires sont réels, mais la mobilisation des partenaires, des membres, des donateurs et du public peut contribuer à faire grandir cette dynamique.
Pour GAIA, cette participation à Quimper constitue donc bien plus qu’une simple intervention publique. Elle est une reconnaissance du travail mené avec les partenaires togolais et bretons, une occasion de valoriser l’engagement des jeunes, et un rappel fort : face aux défis climatiques et humains, les réponses les plus durables naissent souvent de projets coopératifs, concrets et profondément ancrés dans les territoires.
Avec le soutien de la Région Bretagne.
Pour découvrir l’ensemble du projet, vous pouvez également consulter l’article précédent :
« Faire pousser le café, les savoirs et les liens humains face au climat ».
Vidéo :
Lien vidéo de la Rencontre régionale « Nouveaux enjeux & défis de la solidarité internationale » - 06/02/26 - Quimper